J'ai commencé ce blog en l'honneur du 10e mémorial de Hide, même si ça faisait plus longtemps que j'y pensais. Ça me permet d'y mettre mes traductions de ses chansons et interviews ainsi que des choses en hommage à lui.
Voici le monologue de A à Z qui m'avait été demandé. Je vais le publier par lettre, sachant qu'il y a trois mots par lettre.
Cette interview se trouve en index du photobook mugongeki qui est sorti en 1992.
A
Audience (public)
La première moitié du concert (leur premier concert au tôkyô dôme), j'étais concentré à donner le meilleur de moi-même, et je ne pouvais pas vraiment faire attention au publique. Mais au moment de sortir (pour l'entracte), j'ai entendu le grand "WAAAAAAAAAAH" venant du publique, et ça m'a un peu donné les larmes aux yeux. ça ressemblait à de l'amour en quelque sorte... Du moins, c'est ce que j'ai ressentis au fond de mon coeur. La deuxième moitié du live, j'avais envie de voir toutes les personnes présentes dans le publique.
S'il m'arrive de trouver que le publique n'est pas assez chaud, ça m'agace. Avant, quand j'avais mon propre groupe (les saver tiger), je trouvais que c'était cool de s'énerver brutalement sur scène. Mais maintenant, j'ai compris que si le publique ne s'amuse pas, c'est de notre faute. c'est parce qu'on ne leur transmet pas bien notre musique. Bien sûr, s'il y en a un qui n'a pas l'air de s'amuser, ça m'énerve. J'y peux rien!
à l'époque où on jouait dans des salles si petites qu'on pouvait en toucher les extrémités rien qu'en tendant les mains, il m'est arrivé de m'acharner sur ceux qui n'avaient pas l'air de s'amuser. Il m'est arrivé de les fusiller du regard ou de leur balancer des bouteilles de pokari sweat ! (rires) C'était bien avant, à l'époque où le publique était assez près lors des concerts pour pouvoir constater par eux-mêmes. Quand ils nous regardaient comme des animaux dans un zoo...! (rires) Dès que j'entendais des rires méprisants, je me mettais hors de moi et je leur balançais tout un tas de trucs ! Il m'est arrivé de descendre de scène mais je n'ai jamais été jusqu'à me battre.
Maintenant, quoiqu'on veuille leur lancer ça n'arrive pas jusqu'à eux ! (rires) Non seulement ça ne leur arrive pas, mais on ne peut même pas distinguer leurs expressions de visage. En plus, ces derniers temps le publique nous a beaucoup aidé. En vérité, c'est une erreur pour un musicien de s'énerver parce que le publique n'est pas assez chaud. Mais ça, c'est quelque chose qu'on pense après coup...! (rires)
Accessory (Accessoires)
Ce que je préfère c'est les bagues en forme d'oeil ! J'en porte toujours. Le première fois que j'ai été à New York, il y avait un vieux magasin d'antiquaire lugubre, et je farfouillais du regard en me disant " Ah ! Je veux ça ! Et aussi ça !". à ce moment-là un espèce de vieux bonhomme est arrivé et m'a dit : "Il s'agit d'un véritable oeil de verre prélevé sur un cadavre humain. C'était une personne qui a eu une vie des plus misérables... Si vous portez sur vous un objet qui garde la trace d'une vie aussi misérable, la votre, elle ne pourra jamais l'être." Il m'a dit tout un tas de trucs bizarres, et finalement je l'ai achetée ! (beurk!!!) Après, je la portais tout le temps, mais elle s'est cassée donc maintenant elle reste à la maison. En tout cas, j'aime beaucoup les bagues en forme d'oeil, celle que je porte actuellement à dû me coûter quelque chose comme 120$. Au japon, elles sont super chères donc je m'arrange au maximum pour les acheter aux états unis.
La plupart du temps, je porte mes bagues au majeur gauche. Par contre, je n'en porte pas quand je joue de la guitare. Quand je joue de la guitare, ou pour les concerts, je n'aime pas porter trop de trucs inutiles. Pour les clips j'en porte des fausses, mais pour les concerts je n'ai vraiment pas envie d'en mettre.
Pour ce qui est des trous de piercing, je n'en ai qu'un seul. Si j'en porte, j'aime bien qu'ils prennent de la place. Les bracelets, c'est pareil, j'en porte toujours tout un tas qui font gling gling entre eux. Des fois, je n'ai pas trop envie d'en porter mais ça me gave de les enlever et de les remettre tout le temps donc j'en porte toujours plein. Je les porte même dans le bain. Les bagues, ça me saôul d'en avoir une petite par ci par là, donc j'en porte des grosses.
Cette semaine, j'ai été aux sources chaudes. En entrant dans le sauna, j'avais oublié que je portais tous mes bijoux, et je me suis brûlé ! (rires)
Les chapeaux et les lunettes de soleil, ça fait aussi partie des accessoire, je crois... En dehors de la vie privée, je suis exposé au regard des gens, donc je porte absolument chapeau et lunettes de soleil. Cela dit, c'est aussi que j'aime bien ça. Et ce depuis depuis plusieurs années déjà... Je porte les lunettes de Ryûdô Uzaki, et le chapeau de Jigen Daisuke.
Un jour, on était complètement bourré, et il y avait eu une grosse bagarre à l'hôtel, donc on avait dû se carapater en vitesse, en se demandant si on aurait encore un train. Mais je n'avais pas mon chapeau et je me suis énervé violemment en gueulant : "Bordel !!! J'ai pas mon chapeau !!!" , puis j'ai continué en disant : "Mais je vous dis que j'ai pas mon chapeau !!! Vous comprenez pas ou quoi !?" (rires). Alors Pata a grogné : "Bah, et alors ?" (rires). J'étais en train de m'énerver et de me déchaîner tout seul, et les autres membres me regardaient comme si j'étais devenu fou en disant "Il dit qu'il a plus son chapeau... c'est quoi ce délire !? J'y comprend rien !" (rires).
Pour ce qui est des lunettes de soleil, j'en emmène toujours deux pairs lors des longs voyages parce que j'ai peur de les perdre. C'est toujours la même forme, des lunettes de sky, car elles cachent bien le visage. ça fait plusieurs années que je n'ai pas retiré mes lunettes de soleil en publique. C'est aussi parce que, comme je n'ai pas de très bons yeux, si je ne porte pas de lunettes quand il y a du soleil, ça m'éblouie.
Le chapeau que je porte actuellement, je l'ai acheté à New York. Mais une fan m'a récemment donné un chapeau semblable. Et quand je lui ai demandé comment elle se l'était procuré, elle m'a répondu : "On en vend à Nakano !" ... Aaaaah... (rires) Sinon, je me fiche d'avoir une écharpe assortie au chapeau. Si je la perd, j'en prend une autre.
Accident
Un accident... Il m'est déjà arrivé d'avoir un accrochage avec un vélo alors que je conduisais... C'était quand j'avais 20 ans. Un accident où j'aurais été blessé... il ne m'en est pas arrivé. Quand j'était enfant, il m'est arrivé de me casser le bras ou la jambe en roller.
En dehors des accidents de voiture, il m'est arrivé des trucs du genre "faire de la fumée sans feu" ! (rires). Il m'est arrivé de me retrouver avec le poing creusé, ou couvert de blessures. Si ça rentre aussi dans la catégorie des accidents, je peux vous en citer indéfiniment !
ça, ce n'est pas vraiment un accident, mais c'était à l'époque où GEORGE (from ladies room, ils ont été l'un des premiers groupe à rejoindre le label Extasy, et ils étaient de vieux amis de X) était roadie, Yoshiki et moi, on conduisait le camion de matériel. Les nouvelles étiquettes de X étaient sorties, et on avait décidé de les distribuer au concert à Osaka. Tout le monde se réjouissait de ces nouvelles étiquettes ; on les avait chargées à l'arrière du camion avec interdiction à quiconque d'ouvrir les boîtes avant d'être arrivé, et on était parti triomphalement.
Et puis, sur l'autoroute Tôkyô-Nagoya, on a entendu un vacarme venant de l'arrière. On a brusquement regardé dans le rétroviseur, et là, on a vu que les portes arrières étaient grandes ouvertes. Affolés, on freine : nos bagages étaient tombés et s'étaient éparpillés partout ! Et là, un peu plus loin, il y avait des bout de papier qui virevoltaient... C'était nos étiquettes ! Ma valise où étaient rangés mes costumes avait été écrasée par la voiture ! Tout en ramassant nos affaires qui s'étaient répandues à perte de vue, on essayait d'attraper les étiquettes qui tourbillonnaient dans les airs... (rires) On s'est demandé si on pouvait utiliser celles qui avaient des traces de pneus et on les a trié en conséquence.
Mais bon, c'est le risque de l'autoroute... Alors, on a pris un embranchement. C'était triste... Mais on a quand même vendu nos étiquettes bousillées à Osaka ! (rires)