J'ai commencé ce blog en l'honneur du 10e mémorial de Hide, même si ça faisait plus longtemps que j'y pensais. Ça me permet d'y mettre mes traductions de ses chansons et interviews ainsi que des choses en hommage à lui.
Voici un poème paru dans le magazine Shoxx en Novembre 1994.
Une version anglaise du premier paragraphe était publié en tête d'article, et je suppose que c'est hide qui l'a réalisée donc je m'en suis un peu inspirée mais j'ai principalement travaillé à partir de la version japonaise, ce qui explique quelque légères différences.
BURY IT WITH ME
Being torn up, my mind is inconsistent. Being choped up, my heart is broken.
The media keeps on screaming frozen yet sloppy poetry.
It beckons me from beyond the digital control domain.
A dark shadow crosses over y chest and cuts into my eye.
Though you are no more than a piece of image, you grins at me.
Those illusions never let me out of their grip. Yesterday fell apart. DELETE YOU.
Those hallucinations never bring me back to the reality.
Tomorrow will colapse. BURY IT WITH ME.
Ma tête se déchire dans tous les sens.
Mon coeur est haché en mille morceaux.
Les medias hurlent continuellement un poème froid et qui se dégèle.
Ils m'adressent des signes frénétiques de la main, au loin, depuis le domaine de contrôle digital.
Une ombre transperce la croix de mon coeur, me poignarde les yeux.
Alors que toi, vulgaire fragment, tu rigoles entre tes dents.
Je ne peux me défaire de ces illusions qui m'entravent au point que toute fuite devient vaine.
Hier est..... détruit.... et t'efface.
Ces chimères me contraignent à ne jamais pouvoir revenir à la réalité.
Demain va.... s'effondrer.... enseveli avec moi.
Ma maman était une menteuse.
C'est ce que j'ai appris de toi.
Il n'y avait pas de lapins sur la lune.*
J'ai été si triste !
Mais alors, ne pourrai-je jamais rencontrer un astronaute ?
Maman m'a menti.
C'est ce que j'ai appris de toi.
En réalité la lune est toujours ronde.
ça m'a fait tellement de peine !
Depuis je ne sais où me proviennent des bruits de pas.
J'ai beau me boucher les oreilles, je les entends de plus en plus fort
S'ils viennent m'assaillir, bientôt, serai-je englouti de l'autre coté ?
Ces bruits de pas se répercutent partout. J'ai beau me boucher les oreilles,
je les entends de plus en plus fort, et ils s'arrêtent en moi.
Je voulais simplement devenir ton ami. Tu m'atirais.
Plus souple et délicate que n'imorte qui d'autre, tu étais pleine de connaissances.
Plus que n'importe quel être humain, aurais-tu eu la capacité de me comprendre?
Je voulais simplement devenir ton ami. Tu m'exaltais.
Je voulais connaître ta manière de fonctionner. J'étais sans défense.

Lavage de cerveau. Un programme avait minutieusement orchestré ce piège.
Sans que cela n'atteigne ma conscience, il a planté une envie de meurtre,
Qui me ronge...
Une terreur qui, dans mon souvenir n'a jamais été parasitée par le moindre maître.
Dans un scintillement subliminal,
Ce poison qui agit avec une extrême lenteur,
Bientôt,
Fera éclore en moi quelque chose qui transcende mon imagination.
Ma maman était une menteuse. C'est ce que j'ai appris de toi.
Les étoiles ne représentent la vie de personne. J'ai été si triste.
Mais alors, le coeur des gens peut passer outre les lois de la physique ou de la science ?
Maman m'a menti. C'est ce que j'ai appris de toi.
On ne peut pas voir la lumière des étoiles à l'instant même de leur scintillement.
ça m'a fait tellement de peine.
Depuis je ne sais où, j'entends une voix chanter.
J'ai beau me boucher les oreilles, je l'entends de plus en plus fort.
Si elle vient m'assaillir, bientôt,
Serais-je vidé de toute douleur et de toute hésitation?
Une sirène de police résonne quelque part.
Je me trompe de clé ; un message d'erreur flotte sur l'écran.
[Premiers signes d'impuissance]

Ma tête se déchire dans tous les sens.
Mon coeur est haché en mille morceaux.
Les médias hurlent un poème froid qui continue de se déformer en s'écoulant.
Ils errent avec frénésie, au loin, dans le domaine du contrôle digital.
Le monde..... s'effondre.....
"Quelqu'un, aidez-moi !"
*: ndt: au japon, on dit que la forme de deux lapins se dessine sur la lune.