bonjour,



Après une longue absence, me
revoici!
J'ai commencé la fac sur les chapeaux de roues et je n'avais absolument pas de temps pour autre chose. Je me suis stressée tant et si bien que me voilà malade, arrêtée pour la semaine! J'en ai
donc profité pour traduire une chanson de hide.
J'ai un peu hésité sur la chanson que je voulais traduire aujourd'hui, et comme j'ai regardé aoi yoru hier soir (pour ceux qui l'ignorent, il s'agit du live de X japan du 30/12/1994) j'ai décidé
de traduire (enfin) scars. Je sais qu'il existe déjà des traductions sur internet, mais ça reste une chanson de hide que je voulais traduire depuis très longtemps car les textes sont
superbes.
voici donc le clip de cette chanson géniale.
yoko tawaru uta ni kisu wo
ataeyou
kaze ni tokete nagareru ome no yokogao
kirisaite yaritai to kizuguchi wo hoshigaru
kimi no kowareta melody nidoto majiwarazu
kietekure sakendemo
asu mo mata onaji kage wo kita mama de
nidoto kataru koto mo nai
uta tachi ni inori wo
magire mo naku itsukushimi wo
wakachiatta hibi wo
Oh....
mimi no oku de naki jya kuru uta no
kurikaesu koe ga mune wo kakimushiru
Love Brilliant Scars
Paint Brilliant tomorrow
Sing Brilliant song for myself
itsuka futari nozonda ashita no keshiki wa
murasaki no kaoritatsu koufuku ni mamireta
ima wa shiroku hiraita asu wo machikanete
me wo hiraki fumidaseba
ushirogami tsukame omae no te ga...
kimi no kowareta melody nidoto majiwarazu
yuganderu senritsu wa
ore no naka de tada naritsuzuketeru dake
traduction: honeyblade
de mes lèvres se répandent
des éclats d'ongles rouillés
cette douleur reste sur ma langue
et s'enfonce dans mes blessures
je verse maintenant en moi ce rêve de celluloide
tatouant quatres lettres sur mes cicatrices *(ndt)
dans un rythme commencé en décalé
la danse déréglée d'une mélodie
continue de jouer
sans même se rendre compte de cette
erreur
je danse couvert de fleurs dénuées de couleurs
accordons un baiser à cette chanson allongée sur son flan
ruisselant, ton profil emporté par le vent
nourrit le désir de déchirer mes plaies
je ne cotoierai pas une seconde fois ta mélodie brisée
disparais ! quelque soit mes cris
demain, encore, je porterai toujours la même ombre
une prière pour les chansons
qui ne seront pas conté ne seconde fois
jours où l'on partageait
une tendresse qui ne semblait pas éronée
Oh...
la voix d'une chanson se répète au fond de mes oreilles
en une plainte qui me déchire le coeur.
Love Brilliant Scars
Paint Brilliant tomorrow
Sing Brilliant song for myself
le paysage d'un lendemain qu'un jour nous avions tous les deux espéré
est couvert d'un bonheur dégageant un parfum de violette
à présent, je suis incapable d'attendre ce lendemain qui s'est ouvert dans une lumière blanche
si j'ouvre les yeux et fais un pas en avant
ta main qui m'empoigne les cheveux....
je ne cotoierai pas une seconde fois ta mélodie brisée
cet air déformé ne fait que résonner en moi encore et encore
*ndt: J'ai réfléchi au sujet de ces "quatres lettres tatoué sur les cicatrices", pour savoir de quel mot il s'agissait.
en japonais, le chiffre 4 représente la mort car il y a une consonnance entre ces deux mots. C'est pourquoi ce chiffre n'apparaît pas dans les hôpitaux, par exemple. En
partant sur cette piste, j'ai pensé au mot "dead" en quatre lettres qui signifie 'mort". Je pense donc que c'est à ce mot-là que hide fait
référence.
Le mercredi 5 aout, j'ai été faire mon pèlerinage hide à yokosuka. Et ce doit être l'une des plus belles journées de tout mon voyage!
(un petit temple de yokosuka)
Je suis arrivée par le train vers 10h30.
à la base, je voulais surtout voir le musée de hide. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de flâner le long des rues où il avait probablement flâné des années durant. J'ai été me promener dans les
parcs où il était probabelement allé quand il était gosse. Et je suis passé à coté de son école et de l'hopitale où il est né.
Ce fut une journée chargée en émotion!
(la baie de yokosuka)
Dans les boutiques de CD, il avait un stand spécialement dédié à X japan et hide, et des posters et de goodies de lui recouraient les murs. Même l'office de tourisme lui consacrait sa vitrine
: "Yokosuka, la ville bien aimée de hide".
(la vitrine de l'office du tourisme)
(le bus rose!)
Mais le plus émouvant à été quand j'ai été sur la tombe de hide.
Là, j'ai rencontré une autre fan avec qui je suis devenue amie. Et j'ai même eu le cran de chanter sur sa tombe la chanson que j'avais écrite pour lui.
Cette tombe est absolument magnifique. Il y a les paroles de hurry go round gravé sur la stèle au milieu des papillon.
J'ai déposé mon bracelet à coté de la photo de hide, et j'ai écrit un message dans le carnet pour le remercier.
la plage de Miura, au sud de yokosuka. c'est là que les cendre de hide ont été éparpillées.
Ensuite avec la fan que j'avait rencontré sur la tombe de hide, nous sommes allées à un feu d'artifice tiré ce soir là sur la plage. Ce fut le plus beau feu d'artifice qu'il m'ait été donné
de voir. Ils ont tiré des fusées en forme de coeurs, d'étoiles, et même une dessinant un papillon. Et derrière les flash de lumière, la lune étincelait comme un miroire reflètant le visage
souriant de hide.
Mon amie et moi nous sommes même demandé si ce n'était pas hide lui-même qui nous avait réunis et qui veillait sur nous.
ça me fait plaisir de voir que je ne suis pas la seule à penser comme ça. à penser que hide est un ange qui protège les gens qu'il aime et qui l'aiment.
En tout cas, ce jour-là je l'ai profondément ressentis
me voici revenu!
désolée de ne pas être venu écrire un article plus tôt! le retour a été assez mouvementé!
et je veux déjà retourner au japon! mais j'ai ramené des souvenirs inoublialbe et j'en suis tellement heureuse.
j'ai dû dépenser la moitié de mon fric au lemoned shop! je suis à sec! mais c'est pas grave, je suis contente!
le dernier jour, je suis retournée au tsukiji honganji pour remercier hide pour ce magnifique séjour! et je lui ai fait la promesse de redoubler de mes efforts dans mes études et d'avoir ma
licence l'an prochain.
je sais, concrètement, hide se fout probablement pas mal que j'ai ma licence ou pas. mais j'ai trouver en moi le courage de continuer pendant ce voyage. c'est pour ça que je l'en ai remercier et
que je lui ai fait cette promesse.
ensuite, je suis retournée au lemoned shop une dernière fois afin de dépenser le fric qu'il me restait. les vendeuses ont été adorables. elles m'ont remercié d'être revenu les voir avant de
partir et m'ont demandé comment avait été mon voyage. en partant, elle m'ont souhaité bon retour et m'ont demandé de revenir les voir.
du coup, j'ai pollué l'appart de mon copain avec mes goodies de hide (ils ne tiennent pas tous chez moi!), mon coin fait un peu tâche avec le reste de l'appart! entre le bureau disparaissant
sous les goodies, les poster, l'étagère qui dispaaît elle aussi sous les goodies et la guitare qui repose dans un coin (dont la housse est épinglé de badges et de psychobear à n'en plus finir!),
c'est l'invasion!!! sans compter les T-shirt que je ne peut pas m'empêcher de porter dès qu'il sorte de la machine à laver!
le japon a réveillé mes instincts de fan en furie, ne m'en veuillez pas! je ne sais pas si ça va me passer en fait.
vous saviez que hide avait sa place dans les boutiques d'idoles. je ne sais pas si vous connaissez tous ces minet qui jouent dans les drama (les oguri shun et autres ka-tun). voir hide au milieu
de ces mec-là ça fait BIZARRE!!!
du coup, j'ai acheté des conneries de hide aussi dans les boutique d'idoles! le pauvre, s'il savait il se retournerait dans sa tombe!
enfin, je vous jure de me remettre au boulot (quoique dans l'immédiat je vais probablement me concentrer sur mes rattrapages). mais je ne vous oubli pas, promis!

Le mercredi 28 juillet, je suis allé au temple Tsukiji Honganji où avait eu lieu les funérailles de hide.
En arrivant, j'ai eu une impression étrange.
"C'est là que tout c'est terminé..."
J'entrai dans l'enceinte du temple avec hésitation, comme si j'étais écrasée par quelque chose d'indéfinissable.
J'avais juré de ne pas pleurer....
J'essayais. C'était dure...
Je gravis les escalier, la tête remplie des images des funérailles de hide.
J'entrai. Devant moi, une allée menant au lieu de culte. Là où avait été déposé le cercueil de hide, là où X japan avait interprété forever love, plus de 10 ans auparavant. L'émotion était telle
qu'elle semblait élictrifier l'air.
Tournant la tête vers la gauche: une table, sur laquelle était déposé des photo, des fleurs, des statuette de hide…. et des cahiers.
Je m'aprochai, lentement, et ouvris les cahiers. Il y en avait des dizaines. Plusieurs par ans, d'après ce que je pu constater.
J'ouvrai enfin le plus récent et prenait un feutre rose pour écrire en japonais, le coeur battant à tout rompre :
"hide-chan,
tu vois, je suis enfin venu..."
Le feutre ne marchait plus très bien. J'en cherchai un autre. Saisissant un feutre jaune, je dessinai quelques étoiles autour du nom de hide. Puis, je décidait finalement que ce serait
plus simple d'utiliser un stylo.
Ainsi, j'écrivit un roman à l'intention de hide où je lui adressais toute la reconaissance que j'épourvait à son égard.
Des personnes intriguées me regardaient faire, mais je n'y prêtais aucune attention. Totalement absorbée par ce que j'écrivais, plus rien n'existait autour. Et l'émotion était si forte, que je
n'ai pas réussi à tenir ma promesse. Je me suis mise à pleurer sur ce cahier, dans ce temple où le corps de hide avait été pour la dernière fois. Là où tout avait terminé. C'était comme si je
ressentais l'atmosphère de ce jour lointain.
Je n'arrivais même plus à me souvernir des kanji de base si bien que finalement, j'ai écrit un cour paragraphe en français, dans lequel je lui ai juré de faire de mon mieux pour lui faire
honneur, pour travailler mon japonais, mes kanji, et avoir ma licence l'ans prochain.
"itsumo, itsu demo, itsu made mo,
arigatou yo, hide-chan..."
"itsumo, itsu demo, itsu made mo, aishiteru yo, hide-chan..."
(toujours, n'importe quand, et pour toujours, merci hide-chan.
toujours, n'importe quand et pour toujours, je t'aime, hide chan.)
Je suis sortie du Tsukiji Honganji, dans
un état presque second, et je me suis balldé dans ce décors en chantant hidden face. je cherchais sa tombe, mais en fait elle est à yokosuka.

無くしたのは 此処
見つけたのも 此処
見たことも
来たこともない此処
又、此処に来た
失うために
?
見つけるために ? (cf:kagi)
...... j'ai fait des folies!!!!
est-ce que quelqu'un a déjà eu le bonheur de mettre les pied dans le lemoned shop de harajuku?
c'est le premier endroit où je suis allé! j'avais les larmes aux yeux en rentrant! j'ai dépensé une fortune mais je ne le regrette pas!
et vous savez ce que j'y ai vu?
DES COSPLAY DE HIDE!!!!


ils était exposé dans la vitrine. ils sont encore plus beau en vrai! et il y a plein de truc qu'on ne peu pas voir sur les photo. par exemple, les épingles sont fausse! c'est du plastique! mais
je n'avais pas le droit de prendre de photo T.T!
mais les vendeuses étaient super sympa, elles m'ont offert un éventail et m'on indiqué "l'endroit de hide". elle m'ont conseillé d'aller un peu plus loin que yokosuka et de demander au chauffeur
de taxi "lendroit de hide", il saura où c'est.
vraiment!? je n'ai pas encore eu le temps d'y aller.....
mais j'espère pouvoir prendre des photos!
avec tout ça, je n'ai toujours pas continué ma traduction....
désolée!!!
mais en attendant, je vais publier une fanfiction que j'avais écrite il y a deux ans et qui me correspond pariculièrement en ce moment. en fait c'est une songfic sur une chanson de Cabrel du même
titre. Le concert est inspiré du ugly pink machine FILE 1&2.les paroles de la chanson aparaissent en italique. au début hide passe un peu pour en
enfoiré là-dedans, mais c'était pour illustrer la chanson parce qu'elle me parle beaucoup. mais il se rattrappe bien! il est gentil quand même!je pouvais pas le laisser passer pour un enfoiré à
ce point-là. c'est juste le scénario que m'avais insporé la chanson. enfin, vous verrez
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Elle s'en va vivre Ailleurs
Kimiko fut projeté contre le mur par une violente gifle. Elle leva son visage couvert de bleus et de larmes, les cheveux ébouriffés. Son père la toisait de toute sa
hauteur.
-File dans ta chambre, tu m'énerves !
La jeune fille ne demanda pas son reste et couru se réfugier dans sa chambre. Là, elle s'abandonna à ses larmes. En face d'elle, la télé allumée diffusait des publicités. Kimiko n'écoutait
pas ; elle pleurait toutes les larmes de son corps. Une fois encore, elle n'avait pas bien comprit pourquoi son père l'avait frappée. Il était énervé, c'est tout.
Comment allait-elle faire pour cacher les bleus qu'elle avait sur le visage ? La tête enfouie dans ses bras, recroquevillée contre la porte, elle pleura de plus belle. Jusqu'à ce qu'un air
familier à la guitare ne s'élève de la télé. Kimiko releva la tête ; on diffusait le clip de Misery. hide... Encore une fois, il faisait son apparition au moment où elle était triste... La
jeune fille se laissa bercer par la voix de son idole. Et, alors qu'elle admirait les images de hide, ses larmes se tarirent.
Finalement, le clip s'acheva et enchaîna sur le dernier tube d'une idole quelconque. Kimiko se leva pour éteindre la télé. Puis, elle se dirigea vers son armoire et la poussa d'environ un mètre
sur le coté, révélant de grands posters de hide ainsi que plein d'autres petites affiches et photos tirées de magazines ou des tracts de concerts. Ce coin contrastait fortement avec les murs nus
du reste de la chambre. C'était son coin caché.
Elle souleva une latte de parquet pour en sortir son album de hide : Hide Your Face. Elle sortit son baladeur et écouta avec félicité. C'était sous cette latte que se trouvait son
trésor : tout les singles, les magazines où hide faisait son apparition, les cassettes de la tournée Psycommunity et d'autres cassettes sur lesquelles la jeune fille avait enregistré les
clips et les émission où hide était invité. Elle avait réussi à amassé tout ça au prix de mille efforts : tout l'argent qu'elle gagnait avec son petit boulot y passait et elle les gardait
précieusement cachés car sinon son père entrerait dans une colère noire.
Mais elle ne pouvait s'empêcher d'aimer hide : sa musique, sa voix, son visage... tout en lui la rassurait et lui permettait de s'évader de son quotidien. Quand son père s'énervait après
elle, c'était là qu'elle se réfugiait.
Kimiko attrapa une petite boîte où s'entassaient des photos et des goodies et en sortit une place de concert qu'elle regarda avec contentement. Elle avait durement économisé pour acheter cette
place. Elle avait renoncé à acheter le dernier album Psyence pour obtenir une place au premier rang pour le concert au Yoyogi Daiichi Taikukan à Tôkyô. C'était le dernier concert de la tournée
Psyence à Go Go. Elle irait. Là elle pourrait enfin le voir de ses propres yeux.
Des bruits de pas dans le couloir. On approchait. Kimiko s'empressa de ranger son trésor clandestin et de remettre l'armoire en place. Sa mère fit irruption dans la pièce.
- Ne t'inquiète pas, Kimiko, dit-elle d'une voix douce, ton père est calmé. Tu peux venir dîner.
- Je n'ai pas faim.
Sa mère eu un air peiné.
- S'il te plaît, pardonne à ton père. Il n'a pas une vie facile, tu sais.
Kimiko acquiesça et consentit à aller manger avec son père, non sans un regard en direction de sa cachette secrète.
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Le
jour fatidique approchait... Demain soir, le concert aurait lieu. Kimiko souriait alors qu'elle cuisinait en compagnie de sa mère.
Elle chantonnait gaiement quand son père entra dans un fracas : il était énervé. Sa mère se précipita dans l'entrée pour voir quel était le problème. Des éclats de voix... Kimiko tentait de
prêter oreille. Sa bonne humeur s'était dissipée aussi vite qu'un glaçon jeté dans le feu. La jeune fille s'approcha discrètement pour mieux entendre, mais elle n'arrivait pas malgré tout à
saisir les propos tenus par son père.
Celui-ci entra violement dans la pièce et Kimiko eu à peine le temps de retourner aux fourneaux.
-Bonjour papa ! dit-elle d'une voix qu'elle voulait enjouée
Il ne prêta pas attention, et sans crier gare :
-IDIOTE !!! Tu as vu ce que tu as fais !?
Il se jeta sur sa fille et l'empoigna par les cheveux
- Tu as vu ce que tu as fais !? répéta-t-il en levant le ton
Kimiko ne comprenait pas et son père tourna sa tête en direction de la gazinière.
- Tu as fais brûler le dîner, idiote !!! Tu crois vraiment que j'ai la tête à manger un repas immonde !?
- Euh... Pardon... fit-elle d'une petite voix
- Et essaye de t'excuser avec un peu plus de franchise!!! rugit son père
Il la jeta violement à terre et se mit à la rouer de coups de pieds, tandis que sa femme tentait de le calmer. Mais il continuait de crier des insultes tout en rouant sa fille de coups.
-Excuse-moi, pleurait-elle
Mais à ces mots, son père s'énervait de plus belle sous prétexte qu'elle n'était même pas capable de s'excuser correctement. Finalement, hors de lui, il l'empoigna par les cheveux et la traîna en
direction de sa chambre. Là, il la jeta sur son lit sans ménagement.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? fit-il d'une voix blanche.
Kimiko releva la tête. Non ! Elle avait oublié de remettre l'armoire en place !
- Ne me dis pas que tu aimes ce... ce sauvage, ce débauché à cheveux roses ?! Tu sais très bien ce que j'en pense ! Ce type n'est pas correct ! Je ne veux pas que tu t'intéresses à
ça !!!
A nouveau, il empoigna sa fille par les cheveux et lui asséna un voilent coup de poing dans l'épaule avant de l'envoyer contre le mur. Puis il s'attaqua aux posters ; il arracha tout ce qui
ornait le mur sans prêter attention aux protestations désespérées de la jeune fille, et les déchira de bon cœur. Une fois son œuvre achevée, il se tourna vers Kimiko :
- Je ne veux plus voir de telles sottises dans ma maison, sinon tu aura affaire à moi !!! Et tu ne sors pas de ta chambre tant que tu n'es pas capable de respecter certaines
règles !
Sur ces mots, il partit laissant la jeune fille en pleurs et le nez en sang, effondrée à terre. Les yeux inondés de larmes, elle contempla le visage déchiré de hide qui s'éparpillait devant elle.
Comment avait-elle pu être assez stupide pour laisser sa cachette à découvert ? Par chance, son père n'avait pas trouvé celle qui se trouvait sous la latte de parquet. Kimiko tenta
désespérément de reconstituer les morceaux de papier, en vain. La splendeur du visage souriant de hide était ternie. Elle rampa jusqu'à son unique rempart : elle souleva la latte et en
sortit tout ce qui s'y trouvait. Il lui fallait maintenant trouver une autre cachette pour protéger ce qui lui restait ; Kimiko craignait que celle-ci soit devenue trop dangereuse. Où
allait-elle pouvoir mettre tout ça ? Machinalement, elle extirpa la place de concert de sa petite boîte et l'admira entre ses larmes. Demain... Pourra-t-elle seulement sortir de sa chambre à
temps ? Le trajet en train jusqu'à Tôkyô était long, or elle souhaitait arriver en avance. De toute façon, elle avait déjà réservé son billet... Et si elle partait en cachette ? La
jeune fille contempla le visage de hide. Lui il la comprendrait... Lui il l'aiderait... Pourquoi rester enfermée ici ? Pourquoi ne pas plutôt partir avec lui ? Elle essuya ses larmes.
Sa décision était prise : elle partirait dans la nuit pour ne plus jamais revenir.
Kimiko se leva pour contempler son visage dans la glace. Elle était en piteux état. Comment allait-elle réussir à cacher ces hématomes? Une amie lui avait bien prêté du maquillage pour le concert
mais serait-ce suffisant ? Peut-être que demain, il n'y paraîtra plus...
Elle s'empara d'un gros sac à dos et y fourra tout ce qui restait de son trésor ainsi que des vêtements de rechange, toutes ses économies et ses affaires de toilettes. Puis elle regarda sa
montre. Il n'était que 23h30. Ses parents ne dormaient pas encore et se rendraient compte de son départ. Elle prit donc le partit de dormir un peu.
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Kimiko se réveilla vers quatre heures du matin. Il n'y avait aucun bruit autour d'elle et, normalement, ses parents ne se réveilleraient pas avant six heures. C'était le bon
moment. Elle saisit son sac en se remémorant si elle n'avait rien oublié.
Un autre problème intervint alors : commet allait-elle sortir de sa chambre ? Elle n'avait, bien sûre, pas de corde à sa disposition. Elle regarda par la fenêtre. Ce n'était pas si
haut... Elle cala son sac sur son dos et enjamba le rebord de la fenêtre. Puis elle se suspendit au dessus du vide et, regardant en dessous d'elle, jugea de la distance qui la séparait du sol. Il
ne devait pas être à plus de 1m50. Kimiko expira un bon coup et se laissa tomber à terre. Elle atterrit lourdement et se retrouva sur les fesses, mais elle était entière. Elle sortit la clé de la
maison de sa poche et se glissa à l'intérieur afin de récupérer de la nourriture dans le réfrégirateur ainsi que son manteau et ses chaussures, et préparer un bentô pour le déjeuner et
éventuellement le dîner.
Puis elle partit, le cœur léger, enfin...
Ce soir son rêve a rejoint
Le dernier wagon d'un train
Elle s'en va vivre ailleurs
Loin des murs gris où elle pleure
Elle connaît quelqu'un
Qui va croire en son histoire
Et lui ouvrir le cœur
Le
soleil se levait alors qu'elle approchait de la gare. Le train était déjà là. Kimiko s'assit à la place qui lui était réservée et, la tête posée sur la fenêtre, elle ferma les yeux et s'emplit du
sourire de hide.
Lui, il allait l'aider... C'était sûr. Bien sûr son amie d'enfance était là, et l'avait aidé en bien des occasions. Mais c'était aussi la fille du meilleur ami de son père. Elle ne pouvait rien
pour Kimiko. Non, cette fois-ci, la jeune fille était seule. hide était son unique secours. Elle qui n'avait nulle part où aller, lui il la comprendra, lui il
l'aidera.
Il fera brûler des mots
Pour lui réchauffer la peau
Et pour la couvrir de fleurs
Elle s'en va vivre ailleurs
Au bras d'une étoile bizarre
D'une star ou d'un modèle, d'un chanteur
Le
train se mit en marche, et le paysage commença à défiler par la fenêtre. Peut importaient son père et ses idées arrêtées. Elle partait vivre la plus belle aventure de sa
vie.
On lui a tant parlé de sa vie
Qu'elle veut la vivre
Elle
partait rejoindre celui qui l'a toujours réconforté dans les moments difficiles.
On lui a tant parlé de lui
Qu'elle veut le suivre
Et
lui il saurait l'aider. Lui seul saurait lui tendre la main et lui sourire.
Et peut-être qu'elle l'a choisi
Pour qu'il la délivre
Oui,
lui qui a toujours été là pour elle. Elle en était sûre. Il allait l'aider...
Au
bout de quelques heures, le train arriva en gare de Tôkyô. Kimiko descendit du train et prit le métro jusqu'à Yoyogi. Il n'y avait pas encore trop de monde devant le daiichi taikukan, et la jeune
fille en profita pour trouver un coin tranquille pour se changer et se maquiller. Elle avait une tête affreuse. hide allait prendre peur s'il la voyait comme ça! Elle avait des bleus sur le
visage et ses cheveux étaient en bataille.
Kimiko sortit de son sac les vêtements que sa meilleure amie lui avait prêtés pour l'occasion, et les enfila soigneusement. Après avoir vérifié que ses chaussures allaient bien avec le reste,
elle passa au maquillage. Elle s'arrangea pour cacher ses bleus avec le fond de teint, puis mis du mascara noir pour allonger ses cils, du far à paupière rose et un rouge à lèvre discret. Enfin,
elle remis de l'ordre à ses cheveux et se contempla dans le petit miroir qu'elle avait pris soin d'emporter. La jeune fille sourit: elle était enfin présentable.
Kimiko se dirigea vers les portes du daiichi taikukan et commença à faire la queue.
Elle avait la journée devant elle, donc elle sortit son balladeur pour écouter le dernier single de hide, beauty and stupid. Les gens devant elle s'asseyaient, donc elle en fit autant.
Après avoir écouté misery et tout l'album hide your face, elle commençait à avoir un peu faim, et pour cause: il était 12h30, et elle n'avait rien mangé depuis la veille où elle avait été privée
de dîner. Elle sortit donc de son sac le bentô qu'elle s'était préparé avant de partir.
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Plusieurs heures plus tard, elle entrait enfin dans la salle.
Le concert ne commencerait pas avant une bonne heure. Kimiko commençait déjà à avoir faim. il lui fallaut reprendre des forces si elle voulait être en forme quand hide ferait son entrée! Elle
fouilla alors, dans son sac afin de sortir quelque ongiri qu'il lui restait de midi.
Une fois rassasiée, elle attendit, attendit... attendit... Pendant que la salle se remplissait à vue d'œil... Elle serait bientôt pleine à craquer. Et la tension montait au fur et à mesure que la
foule épaississait.
A 7h30, la tension était arrivée à son comble. Kimiko ne tenait plus en place; elle avait l'estomac noué, et son excitation n'avait d'égal que son stress. Dans quelques instants seulement, hide
serait là, à quelques pas d'elle! Elle pourrait enfin l'approcher. Mais le temps défilait inexorablement sans que rien ne se passe.
Pour se calmer, Kimiko se concentra sur l'observation de la salle. La scène était assez vaste pour contenir tout un tas de bric à brac. Sur le devant, trois micros était alignés et on distinguait
derrière diverses pédales. Au fond de la scène, il y avait une première estrade devant laquelle étaient disposées les guitares de hide, Pata et Kyoshi. Dessus, on voyait la batterie de JOE, dont
les grosses caisses étaient peintes de jaune avec des sigles nucléaires roses. D'un coté de celle-ci, il y avait la batterie électrique de INA avec son ordinateur et tout les objets dont il
pourrait avoir besoin (des bracelets fluorescent?!), et le synthé de DIE. De l'autre, il y avait un micro cachant la basse de Chirolyn.
De part et d'autre de la scène, il y avait de grands escaliers menant à une autre estrade, en hauteur, qui passait devant les écrans géants. Sous les escaliers, on apercevait un bordel insondable
qui semblait d'ailleurs régner autour de chaque instrument. Un bras de scène partant du micro de hide s'avançait dans le publique jusqu'à une dizaine de rang au fond.
L'excitation de Kimiko monta en flèche à l'idée que si hide passait par là, il serait juste à coté d'elle: elle était placé contre cette estrade.
Au
bout d'un moment insupportablement long, les lumières s'éteignirent. Une clameur assourdissante monta alors de la foule. Ça allait commencer. Il allait arriver. Les minutes s'allongeaient telles
des heures et l'impatience du publique se traduisait en cris hystériques.
Soudain, des projecteurs jaune, bleu, rose, et vert illuminèrent la scène ainsi que l'écran qui venait de s'allumer. On pouvait lire "hide"... "PRESENTS"... "HIDE SOLO TOUR 1996 PSYENCE A GO GO".
La clameur explosa de plus belle et Kimiko se leva d'un bond, se fondant avec les cris de la foule. Quatre personnes en cosplay firent leur apparition sur scène en tenant des projecteurs
multicolores. Puis les musiciens furent présentés, faisant leur entrée les un après les autres dans une mise en scène à la James Bond. DIE... JOE...INA... Kyoshi... Chirolyn... Pata... et
enfin...HIDE!!!
Il apparut en courant sur l'estrade au fond de la scène. Kimiko hurlait à s'en broyer les cordes vocales. Puis, il disparut. Seule son image apparaissait à l'écran. La musique changea.
Et, dans un tonnerre de fumée et d'acclamation, hide était apparut à l'extrémité de l'avancée de la scène dans le publique. Kimiko se retourna juste à temps pour le voir passer en courant à coté
d'elle. Il sauta par-dessus les retours et commença à chanter.
Cette chanson était géniale. Kimiko ne la connaissait pas. Elle devait être extraite du dernier album. La jeune fille sautillait sur place comme une folle tout en admirant hide qui était là, à
quelques mètres seulement. Il avait une présence extraordinaire. Il était enivrant et elle ne pouvait détacher ses yeux de lui. Il lui semblait que des larmes de joie coulaient le long de ses
joues. Mais elle n'y prêtait pas attention. Seule importait la présence de hide.
Après trois chansons que Kimiko ne connaissait pas, la musique s'arrêta pour laisser la parole à hide. Sous l'acclamation du publique, il introduisit l'entrée de plusieurs personnes sur l'estrade
haute. Des personnes du publique... Kimiko était un peu jalouse, elle aurait bien aimé monter sur scène, elle aussi. Peut-être n'était-elle pas arrivé au bon moment...
Puis Beauty & Stupid commença, et toutes ces pensées quittèrent l'esprit de la jeune fille. hide avait Sa guitare : il était divin! En plus, elle adorait cette chanson.
A la fin de la chanson, les invités repartirent sous les remerciements de hide, puis il enchaîna sur une chanson appelée Genkai Haretsu. Des danseuses apparurent devant le publique et se
dirigèrent petit à petit vers l'estrade haute.
Le concert se poursuivait ainsi : génial! Avec plusieurs chanson que la jeune fan ne connaissait pas et qui étaient sûrement extraites de l'album Psyence. Elle fut surtout marquée par une chanson
en particulier. La salle était baignée d'un éclairage bleu-vert semblable à une nuit étoilée et un halo de lumière multicolore enveloppait son idole. Les paroles la touchèrent au plus profond
d'elle-même, lui faisant monter les larmes aux yeux tandis que ceux de hide semblaient briller comme des ambres noires parmi les étoiles. C'était pour ça qu'elle avait décidé de le rejoindre.
Pour cette voix, ces paroles, ces yeux, ce sourire...
Elle s'en va pour qu'il la sauve
Qu'il lui dise des phrases mauves
Pour qu'il l'emporte ailleurs
Loin des murs gris où elle pleure
Puis,
il y eut les solos et d'autres chansons. Ainsi qu'un discours, dans une ambiance de vieux bar, durant lequel Chirolyn chantait faux une chanson complètement débile.
hide semblait infatigable; il continuait à courir comme un fou dans tout les sens ! Il était encore plus géniale en vrai! Et plus Kimiko le contemplait, plus elle se disait que c'était avec lui
qu'elle voulait partir.
Il n'y aura que lui sur sa route
Elle vivra toutes ses folies par cœur
Elle
eut même la chance d'assister à un spécial "TV Time" durant lequel hide montra des vidéos sur la tournée. Kimiko dévorait hide du regard, et en elle, la petite flamme qui brûlait déjà commença à
s'aviver en un petit feu crépitant.
On lui a tant parlé de sa vie
Qu'elle veut la vivre
On lui a tant parlé de lui
Qu'elle veut le suivre
Et peut-être qu'elle l'a choisi
Pour qu'il la délivre
Puis,
la fin du concert commença à se faire sentir lorsque le groupe se mit à jouer Dice. Alors, l'angoisse de Kimiko monta. Comment allait-elle faire pour le rencontrer? Elle n'en avait pas la moindre
idée. Il était là, à quelques mètres seulement, mais pourtant si inaccessible. Et s'il ne voulait pas d'elle?
Elle contempla le visage de hide: il était si beau, il avait l'air de respirer la bonté. Quoiqu'il arrive, ce serait sûrement mieux que ce qu'elle laissait derrière elle. Kimiko gardait confiance
malgré tout.
Tant pis si c'est un mirage
L'autre côté de l'image
Ne lui fait même pas peur
hide
prit la parole pour annoncer la fin du concert et remercier son staff ainsi que le publique. Puis il entama la dernière chanson "good bye". Avant de partir, son ultime message était "tsukareta
hibi no takara ni good bye". Et la résolution de Hanako se raffermissait de plus belle. Il lui fallait laisser derrière elle ces jours épuisants.
Elle s'en va vivre ailleurs
Finalement, hide s'éloigna avec un sourire angélique. L'écran diffusait des images du groupe rentrant dans les loges.
Mais la musique reprit et ils réapparurent par une trappe au bout de l'avancée de scène dans le publique. Ils firent un dernier salut et hide disparut après un "ki o tsukete".
Et seulement, une fois que tout fut finit, Kimiko s'aperçut qu'elle était en pleurs. La salle se vida aussi vite qu'elle s'était remplie, et elle restait en larmes à contempler la scène. Comment
l'approcher? Il fallait qu'elle le revoie!
Elle chercha désespérément un moyen de rejoindre hide. Mais il était toujours aussi inaccessible. Pourtant, il fallait qu'elle le revoie.
Même si le chanteur vit dans une autre histoire
Finalement, quelqu'un la pria de sortir de la salle. Alors, Kimiko sortit et, erra dans le quartier de Yoyogi. Après avoir tourné en rond un certain temps, et sans vraiment
savoir où elle était, elle s'adossa contre un mur et se laissa tomber à terre.
Qu'allait-elle faire maintenant? Elle ne pouvait pas rentrer chez elle après ce qui s'était passé. De toute façon, elle n'avait pas réservé le billet de retour. Elle n'avait même pas de quoi se
payer une chambre. Elle ne pouvait pas non plus dormir ici! Et elle n'avait aucun moyen de rejoindre hide. Tant pis, elle dormirait ici...
Pourtant, pendant le concert, il lui avait semblé qu'il l'avait regardé. Alors elle lui avait fait des sourires, des signes. Et puis maintenant, plus rien. Kimiko sentit le vide s'emparer d'elle.
Pourtant, elle était venu pour lui, pour le rejoindre.
Même si son regard n'est qu'un miroir
Kimiko enfouit sa tête dans ses mains et étouffa un sanglot. Une boule serrait la gorge de la jeune fille. Mais elle ne voulait pas sortir.
Une porte s'ouvrit à coté d'elle. Elle ne l'avait même pas remarqué. La jeune fugitive enfouit sa tête dans ses mains. Elle ne voulait pas qu'on la dérange.
- Tiens? Qu'est-ce que tu fais là?
Kimiko connaissait cette voix. Elle releva la tête et vit que son interlocuteur était hide lui-même. La jeune fille se leva précipitamment, le cœur battant la chamade. Il était là, devant elle.
Mais elle ne savait pas quoi faire.
- Tu étais au concert? Et tu es encore là? Il est tard, tu sais, tu devrais rentrer chez toi.
Que faire? La panique commença à s'emparer d'elle et elle n'arrivait qu'à émettre un vague balbutiement. hide la regardait avec sollicitude. Kimiko se sentit rougir. Elle avait la gorge nouée et
n'arrivait pas à articuler un seul mot. Elle respira profondément et dit d'un ton d'excuse.
- Euh... je ne peux pas prendre le train pour rentrer chez moi, et je n'ai pas de quoi me payer une chambre.
- Mais où vas-tu dormir?
Kimiko baissa la tête.
- Tu ne peux pas rester ici! Viens, je te paye un coup à boire, si tu veux!
- Co... comment!? bégaya-t-elle, M...m...mais... j...
- Ça ne me dérange pas, je t'assure! Au contraire, ça me fait plaisir! fit-il avec un bon sourire.
La jeune fille acquiesça et suivit hide vers sa voiture. Elle tentait de cacher son sourire éclatant. Il l'avait vue! Et en plus il l'invitait à boire avec lui! Son rêve se réalisait. Ils
parlèrent beaucoup mais Kimiko se garda bien de lui raconter sa vie et ses problèmes. Elle complimenta hide pour son concert. Il lui répondit d'un sourire charmeur. La petite japonaise se sentit
rougir comme une pivoine.
Au fur et à mesure que la soirée avançait, il lui fit de plus en plus de compliments, parfois anodins, parfois clairement exprimés. Au début, la jeune fille se demandait si ce n'était pas son
imagination qui lui jouait des tours mais à la fin de la soirée le doute n'était plus permis.
Il finit par lui proposer de lui payer l'hôtel. Kimiko exultait. Elle l'aimait tant, son guitariste à cheveux roses!
Une fois arrivée à la chambre d'hôtel, la jeune fille se précipita vers la douche. Quand elle en sortit, une lumière tamisée éclairait faiblement la pièce. Elle se glissa dans les draps et se
blotti contre hide, les yeux mi-clos, en proie à une parfaite félicité. Petit à petit, il se mit à la caresser en lui chuchotant des paroles rassurantes. Finalement, il la dévêtit et lui offrit
la plus belle chose qu'un homme puisse offrir à une femme amoureuse.
Car elle l'aimait, oui, elle l'aimait plus que tout. Et elle se perdait dans ses caresses chaudes, et son cœur battait à tout rompre. Des larmes perlaient sur ses joues alors qu'elle s'approchait
inexorablement d'un état second, où le temps et l'espace ne comptent plus. Quand tout fut finit, elle s'endormit dans les bras de l'homme qui l'avait délivrée en murmurant:
- Je t'aime, hide-sama...
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Le
lendemain matin, elle fut réveillée par des bruits de pas étouffés. Elle ouvrit les yeux. hide partait!
- hide-sama! Attends!!! s'écria-t-elle
Il se retourna, une expression étrange sur le visage.
- Où vas-tu?
- Je rentre.
- Mais... Et moi?
- Désolé, mais... ce n'était que pour la nuit, tu sais.
Qu'un miroir
Une
grosse boule s'empara de la gorge de la pauvre Kimiko
- Mais... c'est pour toi que je suis venue... C'est pour toi que j'ai fais tout ça...
hide paraissait soucieux, mais il tourna la tête et commença à partir. Il n'en eut pas le temps, la boule qui serrait la gorge de la jeune fille éclata avant. Celle-ci s'écria d'une voix
entrecoupée de sanglots:
- C'est pour toi que j'ai économisé pendant six mois sans m'acheter à manger, que j'ai supporté mon père, je me suis enfuie de chez moi, je n'ai plus rien, je ne peux pas rentrer, je n'ai nulle
part où aller... Mais je pensais qu'avec toi ça irait parce que c'est grâce à toi que j'ai pu supporter tout ça! Parce que... Parce que... Je t'aime!!!
Elle s'effondra en sanglots tandis que hide la regardait avec une expression indéchiffrable. Soudain, il s'approcha, interloqué, comme si quelque chose avait attiré son attention.
- Qui t'a fait ça?
- Quoi? fit la jeune fille entre deux sanglots
- Ces marques, qui te les a faites?
Il s'assit près d'elle en désignant ses bleus. Kimiko cacha son visage dans ses mains et répondit simplement:
- Mon père...
Et comme hide semblait en attendre d'avantage, elle continua:
- Il était énervé, alors... Et puis j'avais fait brûler le dîner... Et puis...
Elle hésita un instant, puis elle se lança:
- Il avait découvert la cachette derrière mon armoire.
- La cachette?
- Celle où il y avait mes posters... Il les a déchirés parce que... il ne t'aime pas. Et il m'a interdit de quitter ma chambre. Donc je me suis enfuie...
hide se leva en soupirant.
- Pour te voir! ajouta-t-elle précipitamment, parce que je pensais que tu pourrais m'aider.
hide soupira de nouveau et dit:
- Je suis désolé, je ne suis pas celui que tu cherches. Je te souhaite d'être heureuse.
Puis il sortit de la chambre, laissant Kimiko en pleurs.
Qu'un
miroir!
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Les
larmes de Kimiko ne se tarissaient pas. Elles ne se tariraient plus jamais. La jeune fille n'avait aucune idée du temps qu'elle avait passé à pleurer sur le lit partagé avec hide la nuit
précédente. La porte s'ouvrit mais elle n'y prêta pas attention. Plus rien n'avait d'importance désormais. Elle voulait mourir...
- Eh bien! Tu es toujours là!?
Cette voix... Kimiko leva la tête. hide était bien là, un sourire énigmatique au coin des lèvres.
- Tu es revenu...
Le sourire de hide s'étira d'avantage.
- Je ne peu pas te donner ce que tu me demandes, mais si tu veux, je devrais pouvoir te trouver un poste à la Headwaxe Organisation... Et, pour ce qui est du logement, on devrait pouvoir
s'arranger.
Kimiko bondit de joie dans les bras de hide.
- Alors, tu veux bien de moi!?
- Attention! J'ai dit : juste comme employée, et j'ai pour principe de n'avoir que des relations strictement professionnels avec mes employées. A part ça, je ne vois aucun problème.
Et il sourit
- Merci!!! s'exclama la jeune fille, merci milles fois, hide-san!!!
